Les orgues de Paris
ORGUES DE PARIS 2.0 © 2020 Vincent Hildebrandt ACCUEIL S-Z

Saint Dominique

16, rue de la Tombe-Issoire, 75014 Paris

1905 - Merklin/Gutschenritter

1944 - Jules Isambart & Jean Perroux

1962 - Gutschenritter

2003 - Marc Hedelin

2020 - Bernard Dargassies*

III/36 (32) - traction électrique-

composition

Vidéo
Le grand orgue actuel de l’église Saint Dominique de Paris, installé dans l’église en 1944, remplaça un instrument de Cavaillé-Coll jugé trop limité. Il fut construit en 1904 pour le salon du Comte Christian de Bertier de Sauvigny par les établissements Merklin, lesquels avaient été repris par Gaston Gutschenritter, contremaitre et chef d’atelier formé par Joseph Merklin, au départ de ce dernier en retraite. Cette première destination donne une explication au somptueux buffet dont il est possible d’admirer les différents détails depuis la tribune. Tout en noyer et de style Louis XIV, rehaussé d’une corniche à balustres, le buffet offre des colonnes cannelées à chapiteaux corinthiens qui viennent encadrer les tuyaux de façade et sur lesquels reposent des guirlandes en bois sculpté. La partie centrale du buffet, en hémicycle, vient épouser le banc de l’organiste. Il est dit que dans les salons du Comte de Bertier (voir photo d’époque), cet instrument fut fréquenté par les plus grands noms de l’orgue français : Louis Vierne, Charles-Marie Widor, André Marchal, André Fleury, Maurice Duruflé … Après le décès du Comte de Bertier et de son épouse, les héritiers cédèrent généreusement ce magnifique instrument à la paroisse Saint Dominique. L’orgue dont le buffet avait été légèrement réduit (2 plateformes supprimées) est alors installé sur la tribune Sud par Jules Isambart, facteur d'orgue, et Jean Perroux, harmoniste, tous deux anciens ouvriers de Cavaillé-Coll. L’instrument est inauguré le 20 octobre 1945 avec le concours de Marcel Dupré. En 1962, il subit une importante restauration par la Société des anciens établissements Gaston Gutschenritter. Lors de cette restauration l’orgue, alors pneumatique, fut électrifié et augmenté en retouchant légèrement sa composition. A cette occasion, le bloc des claviers est remplacé ainsi que les tirants de jeux par des languettes en plastique qui ne sont malheureusement pas du meilleur goût eu égard à la qualité du buffet. En 2003, l’instrument est à nouveau restauré par Marc Hedelin. L’instrument possède actuellement 36 jeux (dont 32 jeux réels) répartis sur 3 claviers de 56 notes et un pédalier de 32 notes. La transmission est électrique, il est doté de deux boîtes expressives (clavier de Récit et clavier de Positif), voir composition. Texte : Thierry Correard
L’église Saint-Dominique est de construction assez récente puisqu’elle fut achevée en 1921. Elle est l’œuvre de l’architecte Georges Gaudibert qui s’inspira du style romano-byzantin. L’une de ses particularités est son tympan Est à l’extérieur pour lequel le sculpteur André Bourroux plaça en 1946 un haut-relief représentant Saint-Dominique sous les traits de … l’acteur et metteur en scène Louis Jouvet qui posa pour l’artiste.
Les travaux de Dargassies (2020) Les facteurs vont dépoussiérer intégralement cet instrument et le reharmoniser afin de lui redonner sa pâte symphonique tout en améliorant/modifiant les ajouts maladroits des années 60. Les jeux de mauvaise facture et inexploitables de 1962 ont été retirés. Par contre la tuyauterie ancienne, enfin de 1904, qui avait été triturée en 1962 est réutilisée de manière plus intelligente. La console sera modernisée pour retrouver de beaux tirants de jeux, recevoir un système de transmission électronique fiable (l’actuelle transmission électrique est vétuste et défaillante) et enfin un combinateur. Source: Julien Lucquiaud, organiste titulaire (sur page facebook)
Organiste titulaire Julien Lucquiaud Concerts -

Messes avec orgue

Samedi 18h30, Dimanche 9h, 10h30, 18h30 Vidéos -
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Saint Dominique

16, rue de la Tombe-Issoire, 75014 Paris

1905 - Merklin/Gutschenritter

1944 - Jules Isambart & Jean Perroux

1962 - Gutschenritter

2003 - Marc Hedelin

2020 - Bernard Dargassies*

III/36 (32) - traction électrique-

composition

Vidéo
ORGUES DE PARIS 2.0 © Vincent Hildebrandt ACCUEIL S-Z
Les travaux de Dargassies (2020) Les facteurs vont dépoussiérer intégralement cet instrument et le reharmoniser afin de lui redonner sa pâte symphonique tout en améliorant/modifiant les ajouts maladroits des années 60. Les jeux de mauvaise facture et inexploitables de 1962 ont été retirés. Par contre la tuyauterie ancienne, enfin de 1904, qui avait été triturée en 1962 est réutilisée de manière plus intelligente. La console sera modernisée pour retrouver de beaux tirants de jeux, recevoir un système de transmission électronique fiable (l’actuelle transmission électrique est vétuste et défaillante) et enfin un combinateur. Source: Julien Lucquiaud, organiste titulaire (sur page facebook)
Le grand orgue actuel de l’église Saint Dominique de Paris, installé dans l’église en 1944, remplaça un instrument de Cavaillé-Coll jugé trop limité. Il fut construit en 1904 pour le salon du Comte Christian de Bertier de Sauvigny par les établissements Merklin, lesquels avaient été repris par Gaston Gutschenritter, contremaitre et chef d’atelier formé par Joseph Merklin, au départ de ce dernier en retraite. Cette première destination donne une explication au somptueux buffet dont il est possible d’admirer les différents détails depuis la tribune. Tout en noyer et de style Louis XIV, rehaussé d’une corniche à balustres, le buffet offre des colonnes cannelées à chapiteaux corinthiens qui viennent encadrer les tuyaux de façade et sur lesquels reposent des guirlandes en bois sculpté. La partie centrale du buffet, en hémicycle, vient épouser le banc de l’organiste. Il est dit que dans les salons du Comte de Bertier (voir photo d’époque), cet instrument fut fréquenté par les plus grands noms de l’orgue français : Louis Vierne, Charles- Marie Widor, André Marchal, André Fleury, Maurice Duruflé Après le décès du Comte de Bertier et de son épouse, les héritiers cédèrent généreusement ce magnifique instrument à la paroisse Saint Dominique. L’orgue dont le buffet avait été légèrement réduit (2 plateformes supprimées) est alors installé sur la tribune Sud par Jules Isambart, facteur d'orgue, et Jean Perroux, harmoniste, tous deux anciens ouvriers de Cavaillé-Coll. L’instrument est inauguré le 20 octobre 1945 avec le concours de Marcel Dupré. En 1962, il subit une importante restauration par la Société des anciens établissements Gaston Gutschenritter. Lors de cette restauration l’orgue, alors pneumatique, fut électrifié et augmenté en retouchant légèrement sa composition. A cette occasion, le bloc des claviers est remplacé ainsi que les tirants de jeux par des languettes en plastique qui ne sont malheureusement pas du meilleur goût eu égard à la qualité du buffet. En 2003, l’instrument est à nouveau restauré par Marc Hedelin. L’instrument possède actuellement 36 jeux (dont 32 jeux réels) répartis sur 3 claviers de 56 notes et un pédalier de 32 notes. La transmission est électrique, il est doté de deux boîtes expressives (clavier de Récit et clavier de Positif), voir composition. Texte : Thierry Correard
Organiste titulaire Julien Lucquiaud Concerts -

Messes avec orgue

Samedi 18h30, Dimanche 9h, 10h30, 18h30 Vidéos -
Les travaux de Dargassies (2020) Les facteurs vont dépoussiérer intégralement cet instrument et le reharmoniser afin de lui redonner sa pâte symphonique tout en améliorant/modifiant les ajouts maladroits des années 60. Les jeux de mauvaise facture et inexploitables de 1962 ont été retirés. Par contre la tuyauterie ancienne, enfin de 1904, qui avait été triturée en 1962 est réutilisée de manière plus intelligente. La console sera modernisée pour retrouver de beaux tirants de jeux, recevoir un système de transmission électronique fiable (l’actuelle transmission électrique est vétuste et défaillante) et enfin un combinateur. Source: Julien Lucquiaud, organiste titulaire (sur page facebook)