Les orgues de Paris
ORGUES DE PARIS © 2024 Vincent Hildebrandt ACCUEIL LES ORGUES

Saint Germain

l'Auxerrois

2, Place du Louvre, 75001 Paris

Orgue de tribune OdC >

Organiste titulaire Michael Matthes Organistes célèbres ayant illustré l’instrument : Louis-Claude Daquin (around 1738), Alexandre Boëly (1840-1851) Concerts Parfois Messes avec grand orgue Samedi 18h30; dimanche 10h, 11h30, 17h45 (vêpres) , 18h30 Vidéos Michael Matthes Photos de l’orgue: Jeroen de Haan
Il y aurait tant à dire de Saint-Germain-l'Auxerrois située juste à côté du Louvre et dont les fondations remonteraient à l’époque mérovingienne. Le XIIIème siècle voit l’édification du portail, du chœur et de la chapelle de la Vierge. Au XVème siècle l’église est en partie reconstruite avec l’édification de son porche. Lorsque la Cour des Valois s’installe au Louvre, l’église devient paroisse royale. C’est de son clocher qu’est donné, la nuit du 24 août 1572, le signal du massacre de la Saint-Barthélemy. A la révolution, l’église est convertie en magasin de fourrage, puis en imprimerie. Sous le Second Empire, le baron Haussmann crée la place du Louvre et demande à l’architecte Hittorff de construire dans le même alignement un bâtiment s’inspirant de l’église pour abriter la mairie du 1er arrondissement. Pour parachever l’aménagement de cette place et assurer un contrepoint monumental au Louvre, Haussmann fait édifier un beffroi inspiré de la tour Saint-Jacques située un peu plus loin rue de Rivoli. Texte: Thierry Correard Depuis le 1er septembre 2019, l’église accueille les liturgies de la Cathédrale Notre-Dame de Paris.
E4 L’orgue provient de la Sainte-Chapelle. Cet orgue a été construit en 1771 par François-Henri Clicquot dans un buffet construit en 1756 et 1757 par le menuisier Lavergne d'après un dessin de Pierre-Noël Rousset. C’était un grand 8 pieds de quatre claviers et pédalier. En 1790, la Sainte-Chapelle est désaffectée, l’instrument est alors racheté par la paroisse St Germain l’Auxerrois puis remonté. Du matériel sonore provenant des anciens orgues de l’Ecole Militaire et de la collégiale Saint-Honoré furent également incorporés à l’instrument qui fut sans douté trasféré par Pierre Dallery (associé à François-Henri Clicquot avant le décès de ce dernier en 1790). Au cours de la 1ère moitié du XIXème siècle, l’instrument subit diverses modifications, mais c’est entre 1838 et 1841 que Louis-Paul Dallery opère des transformations importantes : modification de la composition, reconstruction de la soufflerie, installation d’un pédalier à l’allemande pour l’organiste de l’époque, Alexandre-Pierre- François Boëly, qui souhaite pouvoir jouer les œuvres de JS Bach. L'orgue comptait alors 36 jeux. Dallery ajouta un Bourdon 8 au grand-orgue, une Clarinette 8 au positif, un Cor anglais au récit et augmenta la pédale de huit notes, avec un pédalier neuf à l'allemande. L’instrument possède alors 4 claviers manuels. De 1847 à 1850, l'instrument fut restauré par Ducroquet, qui modifia sensiblement l’instrument : il a réduit à trois le nombre de claviers manuels, reconstruit les sommiers de grand-orgue, il a construit un récit expressif neuf, et remplaça la Tierce du positif par un Salicional de 4. En 1864, l'instrument fut quelque peu remanié par Joseph Merklin qui avait repris les ateliers parisiens de Ducroquet. Les jeux de fonds furent pavillonnés mais les anches anciennes restèrent intactes, à l’exception de la 2ème Trompette de grand-orgue décalée en Bombarde 16. Le sommier de pédale fut reconstruit et une machine Barker ajoutée pour le grand-orgue et les accouplements. L'orgue comptait alors 35 jeux sur 3 claviers et pédalier. En 1900, un relevage important est effectué par le facteur Gutschenritter (ancien contremaître de Merklin). Entre 1970 et 1980, le facteur Adrien Maciet a effectué différents travaux. Il a remplacé au positif les jeux de Salicional 8, la Flûte 4 et la Clarinette 8 par une Tierce, un Cromorne et deux mixtures. La 2ème Trompette 8 de Clicquot, modifiée par Merklin, fut restituée. De 1995 à 2005, l’instrument dégradé est devenu muet.En 2005, le facteur parisien Michel GOUSSU a remis l’orgue en vent. En 2008, un relevage est effectué par le facteur Laurent Plet. Les ajouts de MACIET ont été reclassés et réharmonisés. Les anches d’origine sont recalées, restituant ainsi le Grand-Jeu de Cliquot. Les ajouts et l’harmonisation de Merklin sont conservés et restaurés. De même pour le Récit de Ducroquet devenu inaudible et qui retrouve sa présence. 21 jeux sur 33 remontent au 18ème siècle. La registration postclassique à travers l'reuvre d'orgue d'Alexandre Boëly L’orgue de l’église Saint-Germain L’auxerrois au temps de Boëly
Dans le plan de maintien du patrimoine culturel de la Ville de Paris, cet orgue est parmi les quatre instruments prestigieux et emblématiques, classés au titre des Monuments Historiques, qui nécessitent une opération de restauration fondamentale. Enjeux de la restauration Construit en 1771 par François-Henri Clicquot dans un buffet datant de 1757 en réutilisant une partie de la tuyauterie de l’instrument antérieur, l’orgue de l’église SaintGermain-l’Auxerrois se trouvait, avant la Révolution, dans la Sainte-Chapelle. Il fut transféré en 1791 et son intégration dans ce nouvel édifice fut l’objet de nombreux débats. L’instrument connut dès 1792 des travaux d’agrandissement mis en œuvre par Pierre et François Dallery, suivis d’autres transformations en 1813, 1826 et 1840 par les Dallery, puis en 1850 par Ducroquet, en 1865, 1881 et 1900 par la maison Merklin et en 1981 par Adrien Maciet. Jamais il ne connut un état que l’on puisse qualifier de définitif. Paradoxalement, le prestige de l’église Saint-Germain- l’Auxerrois, paroisse des rois de France, la renommée de Clicquot, le dessin novateur du buffet et la richesse de son évolution stylistique, font de cet orgue l’un des plus intéressants de la capitale. Pour enrayer l’inévitable dégradation de l’orgue, une opération conservatoire a été réalisée par la Ville de Paris en 2008 et confiée au facteur Laurent Plet. A la faveur de la dépose partielle de la tuyauterie, un inventaire a été réalisé dans le cadre d’une étude préalable réalisée par Christian Lutz, technicien- conseil de l’État. L’histoire mouvementée de l’instrument nous livre aujourd’hui une grande hétérogénéité des éléments patrimoniaux et rend complexe la définition d’une restauration future. Longtemps souhaité par les organistes du dernier tiers du XXe siècle, le retour à l’orgue Clicquot ne peut guère être envisagé car il reste trop peu de composants de l’orgue de 1771 et l’on perdrait beaucoup à soustraire les éléments plus récents d’une qualité certaine. Dans une volonté de conserver dans l’orgue tout le matériel ancien et de dégager une réelle personnalité musicale, deux possibilités seront présentées à la Commission Nationale des Monuments Historiques qui arbitrera sur le programme définitif: Le retour à la composition de Merklin de 1881 Une composition quelque peu «classicisée» Durée prévisionnelle des travaux : 24 mois Appel au Mécénat: 1140000€ Les coûts liés à la maîtrise d’œuvre s’ajoutent à ce montant et seront pris en charge par la Ville de Paris. Source
photo prise par R. Fallou - livre de 1927 de Félix Raugel
1771 - FH Clicquot (1) 1791 – Pierre Dallery (5) 1809 - François Dallery (6) 1827 - François et Paul Dallery (6) 1841 - Louis-Paul Dallery (5) 1848 - Ducroquet (3a) 1864 - Joseph Merklin (3a) 1900 - Joseph Gutschenritter (5) 1970/80 - Adrien Maciet (3b) 2008 - Laurent Plet (4)

III/32 - traction mécanique (Barker GO)

composition

Saint-Germain-l’Auxerrois, 1900
Boëly à l’orgue de Saint-Germain-l’Auxerrois
Les orgues de Paris

Saint Germain

l'Auxerrois

2, Place du Louvre, 75001 Paris

Orgue de tribune OdC >

E4 L’orgue provient de la Sainte-Chapelle. Cet orgue a été construit en 1771 par François-Henri Clicquot dans un buffet construit en 1756 et 1757 par le menuisier Lavergne d'après un dessin de Pierre-Noël Rousset. C’était un grand 8 pieds de quatre claviers et pédalier. En 1790, la Sainte-Chapelle est désaffectée, l’instrument est alors racheté par la paroisse St Germain l’Auxerrois puis remonté. Du matériel sonore provenant des anciens orgues de l’Ecole Militaire et de la collégiale Saint-Honoré furent également incorporés à l’instrument qui fut sans douté trasféré par Pierre Dallery (associé à François-Henri Clicquot avant le décès de ce dernier en 1790). Au cours de la 1ère moitié du XIXème siècle, l’instrument subit diverses modifications, mais c’est entre 1838 et 1841 que Louis-Paul Dallery opère des transformations importantes : modification de la composition, reconstruction de la soufflerie, installation d’un pédalier à l’allemande pour l’organiste de l’époque, Alexandre-Pierre- François Boëly, qui souhaite pouvoir jouer les œuvres de JS Bach. L'orgue comptait alors 36 jeux. Dallery ajouta un Bourdon 8 au grand-orgue, une Clarinette 8 au positif, un Cor anglais au récit et augmenta la pédale de huit notes, avec un pédalier neuf à l'allemande. L’instrument possède alors 4 claviers manuels. De 1847 à 1850, l'instrument fut restauré par Ducroquet, qui modifia sensiblement l’instrument : il a réduit à trois le nombre de claviers manuels, reconstruit les sommiers de grand-orgue, il a construit un récit expressif neuf, et remplaça la Tierce du positif par un Salicional de 4. En 1864, l'instrument fut quelque peu remanié par Joseph Merklin qui avait repris les ateliers parisiens de Ducroquet. Les jeux de fonds furent pavillonnés mais les anches anciennes restèrent intactes, à l’exception de la 2ème Trompette de grand-orgue décalée en Bombarde 16. Le sommier de pédale fut reconstruit et une machine Barker ajoutée pour le grand-orgue et les accouplements. L'orgue comptait alors 35 jeux sur 3 claviers et pédalier. En 1900, un relevage important est effectué par le facteur Gutschenritter (ancien contremaître de Merklin). Entre 1970 et 1980, le facteur Adrien Maciet a effectué différents travaux. Il a remplacé au positif les jeux de Salicional 8, la Flûte 4 et la Clarinette 8 par une Tierce, un Cromorne et deux mixtures. La 2ème Trompette 8 de Clicquot, modifiée par Merklin, fut restituée. De 1995 à 2005, l’instrument dégradé est devenu muet.En 2005, le facteur parisien Michel GOUSSU a remis l’orgue en vent. En 2008, un relevage est effectué par le facteur Laurent Plet. Les ajouts de MACIET ont été reclassés et réharmonisés. Les anches d’origine sont recalées, restituant ainsi le Grand-Jeu de Cliquot. Les ajouts et l’harmonisation de Merklin sont conservés et restaurés. De même pour le Récit de Ducroquet devenu inaudible et qui retrouve sa présence. 21 jeux sur 33 remontent au 18ème siècle. La registration postclassique à travers l'reuvre d'orgue d'Alexandre Boëly L’orgue de l’église Saint-Germain L’auxerrois au temps de Boëly
ORGUES DE PARIS © 2024 Vincent Hildebrandt LES ORGUES
Organiste titulaire Michael Matthes Organistes célèbres ayant illustré l’instrument : Louis-Claude Daquin (around 1738), Alexandre Boëly (1840-1851) Concerts Parfois Messes avec grand orgue Samedi 18h30; dimanche 10h, 11h30, 17h45 (vêpres) , 18h30 Vidéos Michael Matthes Photos de l’orgue: Jeroen de Haan
1771 - FH Clicquot (1) 1791 – Pierre Dallery (5) 1809 - François Dallery (6) 1827 - François et Paul Dallery (6) 1841 - Louis-Paul Dallery (5) 1848 - Ducroquet (3a) 1864 - Joseph Merklin (3a) 1900 - Joseph Gutschenritter (5) 1970/80 - Adrien Maciet (3b) 2008 - Laurent Plet (4)

III/32 - traction mécanique (Barker GO)

composition