Saint‑Germain‑des‑Prés, datant du VIe siècle, est la plus ancienne église de Paris. À l’origine, cette ancienne abbaye bénédictine a été fondée par Childebert, fils de Clovis. Au Moyen Âge, l’abbaye fut très puissante grâce à une activité prospère. Les Normands ont détruit l’abbaye à plusieurs reprises. L’instauration de la réforme mauriste en 1630 en fit un centre d’érudition au rayonnement international. Mais la Révolution française imposa la suppression de toutes les abbayes, et pour Saint‑Germain‑des‑Prés la fin arriva le 13 février 1792. L’église devint alors une manufacture de salpêtre, et le culte ne fut rétabli que le 29 avril 1803. Depuis lors, l’église est exclusivement paroissiale. ntre 1821 et 1854, l’église, fortement éprouvée pendant la période révolutionnaire, fut restaurée par les architectes Étienne‑Hippolyte Godde et Victor Baltard. Ils ne conservèrent qu’un seul des trois beffrois romans d’origine. Hippolyte Flandrin, élève du maître classique Ingres, fut chargé de la réalisation des peintures de la nef, récemment restaurées. L’édifice actuel est un bel exemple d’architecture romane, notamment par sa tour et sa nef. Le chœur est gothique. L’église Saint‑Germain‑des‑Prés est la plus ancienne des grandes églises parisiennes, et reste aujourd’hui au cœur de la vie d’une paroisse vive et dynamique.
A5En 1805, la paroisse Saint-Germain fait l’acquisition de l’orgue de l’abbaye Saint-Victor. L’ancien orgue de Pierre et Alexandre Thierry (1667) avait été demonté en 1798 et transferé à Saint-Eustache où il brûla en 1844.1679L’orgue de l’Abbaye Saint-Victor était construit par Alexandre Thierry. 1759/1779 Restauration importante par Louis-Alexandre et François-Henri Clicquot, l’orgue remis à neuf et modernisé par échange seulement de quelques jeux. 1797A la fermeture de l'église-abbatiale par les Révolutionnaires, l’orgue fut misses en caisses et entreposé au Conservatoire des Arts et Métiers, 1805-1810Il fut installé à Saint-Germain-des-Prés entre 1805 et 1810 par Antoine et Louis Somer. Le buffet a été reconstruit pour s’adapter à la tribune de St Germain et à la voûte basse. La partie instrumentale de Thierry et Clicquot fut globalement préservée. 1829Il fut relevé par Louis Callinet (avec l’ajout de quelques jeux). 1862Il fut entièrement reconstruit par Jean-Baptiste Stoltz en 1862 dans le grand buffet, sans Positif de dos. La tribune fut reconstruite par l’architecte Baltard. L’orgue de style symphonique était réparti sur trois claviers et pédalier (47 jeux). Le Positif était placé à l’arrière du Récit expressif neuf, le rendant lui-même expressif.1922-27L'orgue fut a nouveau été entièrement reconstruit par Joseph Gutschenritter, sous la direction d’André Marchal qui modifia la composition vers une esthétique néo-classique.1970-1973Uune grande restauration rendue inévitable par la dégradation croissante de l’instrument. Les travaux furent confiés à la Maison Haerpfer-Erman qui reconstruit un nouvel l’instrument dans un style néo-classique français, incorporant 10 anciens jeux et rétablissant le Positif de dos. 1991Relevage par Yves Fossaert2004-2005 Restauration par Yves Fossaert.Le buffet du GO date de 1810, celui du positif de 1973. Les statues qui surmontent le buffet sont les seuls vestiges de l’orgue de l’abbaye St Victor.4 jeux proviennent de l’ancien orgue de l’abbaye St Victor, 17 jeux proviennent de l’orgue de Somer, 19 jeux sont neufs. Cet orgue est unique à Paris dans le sens où il est construit dans un style néo-classique privilégiant non pas la musique allemande, mais la musique de l’orgue classique français , tout en permettant l’exécution de la musique symphonique sur le grand Récit expressif. L’église est dotée d’une excellente acoustique.Lire plus
A5En 1805, la paroisse Saint-Germain fait l’acquisition de l’orgue de l’abbaye Saint-Victor. L’ancien orgue de Pierre et Alexandre Thierry (1667) avait été demonté en 1798 et transferé à Saint-Eustache où il brûla en 1844.1679L’orgue de l’Abbaye Saint-Victor était construit par Alexandre Thierry. 1759/1779 Restauration importante par Louis-Alexandre et François-Henri Clicquot, l’orgue remis à neuf et modernisé par échange seulement de quelques jeux. 1797A la fermeture de l'église-abbatiale par les Révolutionnaires, l’orgue fut misses en caisses et entreposé au Conservatoire des Arts et Métiers, 1805-1810Il fut installé à Saint-Germain-des-Prés entre 1805 et 1810 par Antoine et Louis Somer. Le buffet a été reconstruit pour s’adapter à la tribune de St Germain et à la voûte basse. La partie instrumentale de Thierry et Clicquot fut globalement préservée. 1829Il fut relevé par Louis Callinet (avec l’ajout de quelques jeux). 1862Il fut entièrement reconstruit par Jean-Baptiste Stoltz en 1862 dans le grand buffet, sans Positif de dos. La tribune fut reconstruite par l’architecte Baltard. L’orgue de style symphonique était réparti sur trois claviers et pédalier (47 jeux). Le Positif était placé à l’arrière du Récit expressif neuf, le rendant lui-même expressif.1922-27L'orgue fut a nouveau été entièrement reconstruit par Joseph Gutschenritter, sous la direction d’André Marchal qui modifia la composition vers une esthétique néo-classique.1970-1973Uune grande restauration rendue inévitable par la dégradation croissante de l’instrument. Les travaux furent confiés à la Maison Haerpfer-Erman qui reconstruit un nouvel l’instrument dans un style néo-classique français, incorporant 10 anciens jeux et rétablissant le Positif de dos. 1991Relevage par Yves Fossaert2004-2005 Restauration par Yves Fossaert.Le buffet du GO date de 1810, celui du positif de 1973. Les statues qui surmontent le buffet sont les seuls vestiges de l’orgue de l’abbaye St Victor.4 jeux proviennent de l’ancien orgue de l’abbaye St Victor, 17 jeux proviennent de l’orgue de Somer, 19 jeux sont neufs. Cet orgue est unique à Paris dans le sens où il est construit dans un style néo-classique privilégiant non pas la musique allemande, mais la musique de l’orgue classique français , tout en permettant l’exécution de la musique symphonique sur le grand Récit expressif. L’église est dotée d’une excellente acoustique.Lire plus