L'église St-Joseph-des-Épinettes a été construite entre 1909 et 1910 par l’architecte Louis Thomas, grâce au financement des familles Goüin et Roland‑Gosselin, de la Société de construction des Batignolles — dont les usines se trouvaient juste à côté.La chemise ensanglantée du jeune Hippolyte Debroise, assassiné par des anarchistes lors de la procession de la Fête‑Dieu à Dugny en 1907, a été placée dans les fondations de l’église pendant sa construction.Elle fut consacrée le 26 mai 1910 par monseigneur Amette, archevêque de Paris.
E6À la fin de l’année 1910, la paroisse fit l’acquisition d’un ancien orgue de salon construit par Cavaillé‑Coll, probablement en 1898 pour le salon de la comtesse Anna de Noailles. Celle‑ci le revendit en 1905 à la famille Aviné de Dreux (Eure‑et‑Loir), afin de récompenser le petit‑fils, Émile — élève d’Alexandre Guilmant et de Louis Vierne — pour son premier prix d’orgue obtenu en 1904.L’instrument fut installé pendant plusieurs années dans la maison du jeune organiste à Gisors (Eure). Émile Aviné fut d’abord suppléant de Louis Vierne à la cathédrale Notre‑Dame de Paris de 1904 à 1908, avant d’obtenir sa propre tribune. Quand il s’installa définitivement à Paris, il céda l’instrument à la paroisse Saint‑Joseph‑des‑Épinettes pour la somme de 6 000 francs.Selon l’inventaire national des orgues,, il s’agirait en réalité d’un ancien orgue de salon construit par Cavaillé‑Coll en 1880 pour Samuel Rousseau, offert à ce dernier à la suite de son Prix d’Orgue au Conservatoire de Paris, dans la classe d’Alexandre Guilmant.Dans les années 1920, Charles Mutin remania et agrandit considérablement l’orgue de Saint‑Joseph. Il réutilisa des éléments de grande qualité, notamment des sculptures provenant de la façade de l’orgue de chœur de Saint‑Louis‑en‑l’Île, construit entre 1710 et 1720. Une réharmonisation, ainsi que plusieurs agrandissements et modifications, furent alors réalisés.En 1944, la maison Gloton‑Debierre procéda au remplacement de toutes les boursettes et au regarnissage des gosiers.En 1965, Erwin Muller réalisa des travaux sur la soufflerie.Entre 1983 et 1997, l’instrument fut profondément modifié par l’organiste local, Philippe Guimard, qui chercha à faire évoluer la composition vers le style classique français. Il installa une façade purement décorative devant l’ancien orgue de salon.De 2005 à 2014, l’orgue fut reconstruit par le facteur flamand Gérard Pels d’Hondt. Il réutilisa l’ancien buffet et une partie de la tuyauterie d’origine. Parmi les ajouts figurent la trompette en chamade, le cornet coupé, la fourniture IV du Grand‑Orgue et le Zimbelstern. Une réharmonisation de l’ensemble fut également entreprise.Brochure Pels d'Hondt
E6À la fin de l’année 1910, la paroisse fit l’acquisition d’un ancien orgue de salon construit par Cavaillé‑Coll, probablement en 1898 pour le salon de la comtesse Anna de Noailles. Celle‑ci le revendit en 1905 à la famille Aviné de Dreux (Eure‑et‑Loir), afin de récompenser le petit‑fils, Émile — élève d’Alexandre Guilmant et de Louis Vierne — pour son premier prix d’orgue obtenu en 1904.L’instrument fut installé pendant plusieurs années dans la maison du jeune organiste à Gisors (Eure). Émile Aviné fut d’abord suppléant de Louis Vierne à la cathédrale Notre‑Dame de Paris de 1904 à 1908, avant d’obtenir sa propre tribune. Quand il s’installa définitivement à Paris, il céda l’instrument à la paroisse Saint‑Joseph‑des‑Épinettes pour la somme de 6 000 francs.Selon l’inventaire national des orgues,, il s’agirait en réalité d’un ancien orgue de salon construit par Cavaillé‑Coll en 1880 pour Samuel Rousseau, offert à ce dernier à la suite de son Prix d’Orgue au Conservatoire de Paris, dans la classe d’Alexandre Guilmant.Dans les années 1920, Charles Mutin remania et agrandit considérablement l’orgue de Saint‑Joseph. Il réutilisa des éléments de grande qualité, notamment des sculptures provenant de la façade de l’orgue de chœur de Saint‑Louis‑en‑l’Île, construit entre 1710 et 1720. Une réharmonisation, ainsi que plusieurs agrandissements et modifications, furent alors réalisés.En 1944, la maison Gloton‑Debierre procéda au remplacement de toutes les boursettes et au regarnissage des gosiers.En 1965, Erwin Muller réalisa des travaux sur la soufflerie.Entre 1983 et 1997, l’instrument fut profondément modifié par l’organiste local, Philippe Guimard, qui chercha à faire évoluer la composition vers le style classique français. Il installa une façade purement décorative devant l’ancien orgue de salon.De 2005 à 2014, l’orgue fut reconstruit par le facteur flamand Gérard Pels d’Hondt. Il réutilisa l’ancien buffet et une partie de la tuyauterie d’origine. Parmi les ajouts figurent la trompette en chamade, le cornet coupé, la fourniture IV du Grand‑Orgue et le Zimbelstern. Une réharmonisation de l’ensemble fut également entreprise.Brochure Pels d'Hondt